Les évêques africains discutent du document sur la polygamie
En mai 2024, la Conférence des évêques d'Afrique (SCEAM) a constitué une commission chargée d'étudier la polygamie et de préparer une réponse pastorale jusqu'en juillet 2025.
En octobre 2024, le cardinal Fridolin Ambongo (président du SCEAM) a présenté un plan en quatre phases. Celui-ci commençait par une étude d'experts, suivie d'un retour d'information des évêques, d'une adoption en séance plénière et enfin d'une soumission au Vatican.
Le 23 juillet, TanzaniaTimes.net écrivait que "les mariages polygames allaient être au cœur" de l'ordre du jour de l'assemblée de Kigali.
Le 2 août, VaticanNews.va a rapporté que les évêques avaient discuté de la question de la polygamie et que les théologiens du Vatican avaient déjà contribué au document.
Pas de sacrements, pas de bénédictions
Le document passe de l'exclusion des pécheurs polygames à l'offre de "statuts pastoraux gradués".
Il introduit une nouvelle catégorie canonico-pastorale : le catéchumène permanent. Une personne ayant des relations polygames peut être acceptée dans la communauté ecclésiale sans recevoir les sacrements, mais en bénéficiant d'une reconnaissance formelle et d'une attention pastorale continue.
"Les sacrements de la réconciliation et de l'eucharistie exigent un engagement à vivre selon l'Évangile, ce qui est incompatible avec le maintien d'une union polygame".
En même temps, le document ne traite pas la polygamie comme un "péché auquel il faut renoncer", mais plutôt comme un défi pastoral façonné par la culture, la nécessité et les conditions économiques.
En outre, le document soutient "la bénédiction des individus, mais jamais la bénédiction de la relation polygame elle-même".
Image: SECAM, Traduction de l'IA