L'archevêque Viganò révèle que le cardinal Burke lui a conseillé de vivre dans la clandestinité
Mgr Viganò retrace sa longue carrière au service du Vatican, affirme avoir été sanctionné pour avoir dénoncé la corruption et les problèmes doctrinaux au sein de l’Église, explique comment sa mise à la retraite l’a conduit à rejeter Vatican II et l’orientation postconciliaire de l’Église, se défend contre l’accusation de schisme, et exhorte Léon XIV à rompre avec les erreurs de l’ère François et le projet synodal.
La lettre fait un usage particulièrement abondant des pronoms à la première personne et regorge d’autoréférences, met l’accent sur l’intégrité personnelle, décrit des persécutions et des mauvais traitements, le présente fréquemment comme un témoin clé d’événements majeurs, et fait relativement peu d’autocritique : « Autant j’examine mes actes comme si je me tenais devant le Christ Juge au moment de ma mort, je ne trouve rien de moralement répréhensible. »
La lettre contient un certain nombre de révélations notables.
- Il révèle que c’est le cardinal Raymond Burke qui lui a conseillé, après la publication du mémorandum concernant le cardinal homosexuel Theodore McCarrick en août 2018, de vivre pendant plusieurs années dans des lieux secrets.
- Il révèle que la fraternité sacerdotale Familia Christi a été « brutalement détruite et dissoute » par l’actuel archevêque de Ferrare, Gian Carlo Perego, et par le Saint-Siège lui-même. L’archevêque Viganò prend désormais soin de ses membres.
- Il écrit que François lui a personnellement imposé une série de mesures punitives. Après son départ à la retraite en 2016, François lui a interdit de réintégrer l’appartement du Vatican qui lui avait été attribué auparavant par Jean-Paul II et l’a également empêché de résider dans la maison de retraite pour anciens nonces. François a par la suite révoqué sa citoyenneté vaticane et son passeport, lui a refusé l’accès aux soins de santé du Vatican malgré ses cotisations au système, a ordonné le retrait de sa voiture du registre des véhicules du Vatican et a bloqué le renouvellement de son permis de conduire du Vatican, qu’il détenait depuis 1973.
- Une partie de la lettre concerne l’ancien diocèse de Chiclayo du pape Léon XIV. Mgr Viganò évoque le père Eleuterio Vásquez Gonzales (« Padre Lute »), qui a été accusé d’abus sexuels sur des mineures. Monseigneur Viganò réaffirme que le prêtre a été déchu de ses fonctions ecclésiastiques afin de le soustraire à un procès canonique régulier. Parallèlement, l’avocat canoniste des victimes, Monseigneur Ricardo Coronado Arrascue, a été sanctionné. Monseigneur Viganò indique que Monseigneur Coronado lui a fourni une documentation détaillée et un compte rendu complet de l’affaire.
Traduction de l'IA